Sources
Sur ce magnifique site, depuis ce matin, je reconnais tous les romans de John Irving. Même ceux qu'il n'a pas écrits. Il y a de l'Amérique populaire, de la nostalgie simple, pas mal d'amour quotidien, un bonheur désuet, tous perdants face au temps et l'humour pour continuer.
Penser à écrire à partir de ces photos.
Faites vos jeux
Pour un petit job, j'avais fait passé un entretien. Je ne me souviens plus pourquoi il n'avait pas eu l'emploi. Je l'avais ensuite recommandé à une collègue pour un encore plus petit truc, quelques heures par semaine.
Un type jeune, intelligent, peut-être un peu réservé, mais qui semblait ''en vouloir'' et surtout vouloir s'en sortir.
Pourquoi, alors qu'on me demande aujourd'hui mon avis sur lui, deux ans plus tard, son cv me parait quasi au même point ?
Un peu surpris, et peiné, je me demande comment avec les mêmes cartes, certains n'arriveraient pas à abattre leur jeu?
Dans ce que nous construisons, quelle est la part de chance et comment évaluer nos opportunités de la saisir... Comme l'amour, elle n'existerait que dans ses preuves, non?
Ou pour continuer dans les aphorismes, sans doute que l'un et l'autre ne s'usent qui si nous ne nous en servons pas.
Rébus (Je ne parle pas politique). Indice : la démocratie est interactive.
Dans un tout autre genre, inachevée et bruyante,"The night they invented champagne", extrait de "Gigi".
The night they invented champagne
It's plain as it can be
They thought of you and me
po-li-ti-que (4)
On m'a piqué le 3 (!).
Huhuhu ... merci arbrav ... :)
Maintenant, mon voeu prend fin ... maintenant, je peux, maintenant le ciel est beau.
Alors que dire ? ... [putain, la tôle ! dehors le nain !] ... voilà, alors ça c'est fait. J'ai passé la journée avec des amis de droite (que d'efforts), pour comprendre leur désarroi. Et je les comprends. Je comprends. Je comprends leurs craintes réelles ; ils ne sont ni fachos, ni racistes ; ils ont le coeur sur la main, je les aime profondément ; ils ont voté Marine ... pour foutre le bordel, pour éclater les convenances, parce qu'ils ne comprennent pas les connes en tchador dans leur village, parce qu'ils tolèrent mal de trimer et de voir leur cousine (véridique et vérifié) ne rien foutre et vivre pépère.
Ils détestent Sarko et craignent la Gôôôche, car ils ne la comprennent pas. Ils me votent le mariage gay en 2 secondes, ne comprennent pas pourquoi je ne peux pas donner mon sang sans mentir. Ils ont peur, craigent "l'assistanat" (ho, le mot ignoble), l'augmentation des charges, la déliquescence de l'économie.
François, ne te plante pas ; dis-moi que tu m'aimes.
(et plein de bisous !)
Po-li-tique(3); promesses(2). Faisons un rêve
Souhaitons-nous réellement disserter sur les programmes électoraux ou évaluer les résultats attendus à l'aune des possibles...?
Néanmoins, sir le candidat élu veut tenir une de ses promesses, et s'il le peut... Faisons un rêve...
Immédiatement après la modification du Code civil votée, Monsieur Poulé sort en courant de sa cave à putes et emporte un Chrono tremblant d'émotion, à l'accueil de la Mairie du ...ème arrondissement pour publier (vraiment) les bans...
Moi, je les vois...
Bon, les enfants, à ce moment-là, faudra casser nos tirelires pour payer la ménagère en plastique (et ses verres qui vont bien) chez Gifi...
Самовар !!!!
C'est un jeu aussi stupide que dangereux, et donc terriblement tentant, de vouloir estimer précisément "combien tu m'aimes". Vouloir tester l'autre, évaluer ses sentiments, et mettre son cœur à l'épreuve. Généralement, c'est un jeu de con auquel on perd toujours.
Ci-contre : Самовар-банка электрический
N'est-il pas merveilleux ? Il s'appelle Kerosinoviy, il est banka et, vous l'aurez reconnu, c'est un samovar. D'après ce que j'ai compris, "banka" désigne cette forme cylindrique en forme de pot - et non un samovar en forme de vase, de vasque, de théière, de tonneau...
Je rêvais de posséder un samovar avant même de savoir ce que c'était. Pour le mot, pour le son chaud et grave d'un traineau qui ralentit dans la neige, le frémissement d'une fourrure que l'on remonte sur un pantalon de feutre, la main qui glisse sur le torse chaud d'Anton, le cou d'Ivan * , (...Boris et moi. Rebecca, Paula, Johanna et moi).
Bien. Je disais quoi ?
Annoncer à son cher et tendre que l'on voudrait un samovar (qui n'est après tout qu'une bouilloire démesurée sur un réchaud, généralement surmontée d'une petite théière) est une façon parfaite de jouer au jeu débile ci-dessus décrit. Si tu m'aimais vraiment, on aurait un samovar. Après bien des enquêtes, je trouve des vendeurs russes ("Bonjour ! Nous sommes ici les samovars antiques russes reconstitués par vente et achetons des pièces de voiture"), puis j'ai découvert une faaaabuleuse collection de samovars anciens, et finalement j'ai compris que si les samovars anciens et très beaux n'étaient pas toujours très chers (je parle des normaux sur eBay à 60 euros, pas des pièces de collection), c'est parce qu'il faut prévoir, selon le modèle, le charbon ou la lampe à pétrole pour chauffer le biniou. Nous choisirons donc un samovar électrique si l'on prévoit de s'en servir - ce qui, après tout, n'est pas mon projet puisque je ne bois presque jamais de thé. Les modèles sont décevants, pas bien jolis ou franchement tartouilles. Une jolie boutique à Paris serait inabordable. Une "Maison de la Russie" à Paris ? Pas vraiment... Et soudain, c'est la révélation. L'illumination.
En ce moment, et jusqu'à mardi, c'est la Foire de Paris. Deux mille exposants, soixante-dix pays, neuf stands russes.
Poulééééé, on va à la Foire de Paris acheter un samovar (si tu m'aimes) ?
"- Hors de question qu'un machin comme ça entre dans la maison !"
Il m'aime, je le sais.
* : Anton Antipov et Ivan Noda, soyons précis.
POST-SCRIPTUM
Hein, mon chéri, qu'on serait heureux... ? Je veux dire : si tu m'aimais vraiment.
po-li-ti-que (2)
C'est quand que je peux l'ouvrir ?
Les jeunes hommes

Je sais que beaucoup sont attirés par eux, comme si le temps qui passe et l’âge qui les sépare, toujours davantage, n’existaient pas. « Beau comme un enfant, fort comme un homme ». C’est quand même vrai, parfois. Les jeunes hommes sont amusants à regarder. Parfois, ils sont inconscients de leur beauté. Le plus souvent, ils surjouent les attitudes. Ils sont trop péremptoires pour avoir raison. Leurs yeux grand ouverts trahissent leur manque d’assurance. Leur brutalité trahit leur bêtise ou leur maladresse. On connait leurs trucs, on les a aussi tentés. Ils ne se rendent pas compte qu’on les manipule. Ils ne peuvent même pas se représenter qu’ils nous émeuvent parfois. Tout à l’heure, dans une assemblée, j’en regardais quelques-uns. Ils étaient plus ou moins attirants en fonction de leur expression. Celui-là, bon chic bon genre, la tête du faux gentil à se faire démonter le cul par ses potes dans le salon dans un film de boules. Celui-ci avait un regard vif, intéressant. Celui-là, non. Celui-ci, que cherche-t-il à devenir ? Mais en règle générale, les jeunes hommes sont seulement amusants à regarder. Si j’avais un jeune homme pour moi, honnêtement, je ne saurais pas trop quoi en faire. Je ne saurais pas en quoi il se distinguerait des autres. Le produit ne serait pas assez fini. Il m’ennuierait. Je ne saurais pas par où l’entamer. Chaque âge a ses plaisirs et mon plaisir se loge de plus en plus dans la contemplation des beautés du monde et de moins en moins dans le désir de les posséder. Détachement, jusqu’à la chute finale, comme la pomme mûre tombe de l’arbre.








