Billets, poulets et lazagnes

mardi 18 avril 2017

un samedi à la campagne

Cette troisième édition de la Journée de notre association fut moins couronnée de succès cette année... repos et lauriers, températures frisquettes et vent, week-end pascal et vacances scolaires. toussatoussa.. Bref, moins de monde et d'enthousiasme. Malgré tout, le marché locavore était joli, bien achalandé (m'ayant permis de m'approvisionner d'asperges et fèves, l'une comme l'aurtre délicieuses, de fraises et de radis) ; la conférence-débat sur l'eau et son utilisation économe était intéressante avec de très bons intervenants, le repas-concert sympa. Ce fut donc pas mal même si la trésorerie risque de le sentir passer pour préparer l'an prochain. Et même si la présence lourde et visible de militants d'un candidat à la présidentielle était franchement mal venue et gonflante (même les témoins de Jéhova font moins de prosélytisme).

Poursuite du "travail social" le lendemain après le nettoyage de la salle municipale (berk) et la réception des hôtes du jour. Nous étions invités à une petite "garden party" de Pâques. Ma moitié travaillant bien entendu ce jour-là, je nous représentais parmi la quinzaine d'invités: 85% de garçons sensibles, 75% de Britanniques, sirotant leurs verres de rouge sous le soleil, hors du monde, comme sur une île...

Enfin, dernier jour des Pâques, à deux exceptionnellement! Un peu de boulot mais une belle après-midi entre genêts et thym, château et muraille, garrigue et sous-bois. Et pour l'anecdote, sur le retour, effectivement déjà tard dans le début de soirée, nous avons dérangé une petite équipe s'apprètant à prendre les photos publicitaire de son prochain porno... On trouve tous les types de faunes sous les cyprès et les chênes verts.

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mercredi 12 avril 2017

au-delà du mur

Mon "big boss" a décidé que les cadres de la boîte devraient mieux travailler ensemble, sous sa direction et celle de son numéro 2.

Nous avons donc passé quelques jours de team coaching, à envisager une meilleure collaboration, plus de communication, le tout dans une ambiance qui se doit de lorgner vers le bien-être (mot d'ordre et de ralliement actuellement...). Quelques jours aussi à tourner autour du pot car, si dans une organisation, quelle qu'elle soit, il existe un problème, d'où vient-il généralement? Der Fisch stinkt vom Kopf her, non?

J'ai donc quelques doutes sur les bienfaits à venir de ce team coaching et de la thérapie de groupe ... surtout si je/nous dois/ devons continuer également à gérer le quotidien et ses petits problèmes, ce qui nous empêche d'accèder à la "vision", de co-diriger et de co-exécuter. Bref - et je suis prêt à assumer et mon mauvais esprit et mon pessimisme - du temps, de l'énergie (et de l'argent) à gâcher si tout le monde, oui, big chief: tout le monde, n'y met pas du sien.

AU-delà de cette recherche d'efficacité et du bien-être quasi new-age, quand on ne sait plus quoi inventer pour avancer, d'autres vont réellement plus loin. Un bon copain fête ses cinquante ans lundi prochain. Engagé politiquement (écolo) et socialement (normal pour un prêtre, direz-vous), ouvert sur le monde et travaillant avec des étudiants, il se bat quotidiennement pour l'accueil et l'intégration des réfugiés. Il a même écrit un bouquin sur le sujet, sur le  fait d'être ensemble. Là se situe l'enjeu d'une vraie communication, celle à construire. Là est l'enjeu de la collaboration, du travail en commun: s'ouvrir au monde, sans préjugé ni lunettes roses. Là est à attendre le résultat concret du "gagnant-gagnant". ça s'apprend aussi.

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lundi 10 avril 2017

un dimanche à la campagne

Soleil éclatant, ciel bleu, chant des huppes et des crécelles, bourdonnement des insectes.

Mais tant de choses à faire et si peu de temps. Ce temps qui va trop vite alors que notre énergie diminue... C'est beau la maturité mais pas bien loin de la roche tarpéienne quand même.

Energie qui baisse et frustration(s) qui remonte(nt). Garder la tête baissée sur le guidon et continuer d'avancer.

Le monde, notre monde, qui change plus ou moins par à coup. Naissances et décès se succèdent chez les collègues et les amis. Surtout les décès en fait pour le moment.

Optimisme ou besoin de se rassurer? Il parait qu'il n'y a jamais eu autant de mariage cette année dans le village.

Avoir pu quand même prendre deux parenthèses pour se changer les idées et revoir des amis. Avoir envie d'expérimenter de la déco et faire du jardinage. Comme si la liste des "à-faire" n'était pas suffisante. Mais n'est-ce pas des envies que doit ressurgir l'énergie?

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dimanche 26 mars 2017

C'est avec une immense tristesse que je fais part aux lecteurs de ce blog du décès de Sylvia.

Je considère que j'ai eu une chance immense de nouer une vraie relation d'amitié par delà l'océan, de passer des heures à "jaspoter" cuisine, politique, religion, culture... Je peux écrire sans exagérer que je n'ai jamais connu quiconque posséder un tel amour de l'humanité. Je vais tenter, au moins, de retenir la leçon. Promis.

 

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Posté par Chrono à 22:44 - Commentaires [0] - Permalien [#]
mardi 14 mars 2017

grosse fatigue

Fatigue et maladie... Le coktail qui met les nerfs à fleur de peau. Je suis donc dans une période où les directives (voire l'absence totale de directive...) complètement à l'ouest (les plus jeunes diraient "wtf"), voire stupides de mes décideurs pèsent et ce n'est rien de le dire.

Et l'ambiance petit bourg de province, hésitant entre Balzac et Chabrol n'arrange pas l'affaire. Baisser la tête, respirer le printemps, attendre que cela passe...

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vendredi 10 février 2017

Il y a des jeunes au bureau !

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Il faut fermer les portes, refermer les placards, ranger les fournitures abandonnées, touiller dans la cuvette du WC, déboucher le WC et tirer la chasse, éteindre les lampes, ramasser la boue par terre, bientôt repeindre les murs où sont apparues des traces de passage, essuyer l'évier du coin cuisine, veiller au bon ordre de la salle de réunion, aérer un sac de sport, cacher le short qui sèche sur le radiateur, vider le frigo de la bouffe périmée, vérifier les échéances, éteindre le chauffage, être toujours  de bonne humeur et en plus faire le travail délégué comme si on ne l'avait pas délégué. Aucun doute n'est plus possible: il y a des jeunes au bureau ! Et l'environnement, le développement durable et toutes ces choses, tenez-le vous pour dit: les jeunes générations s'en foutent.

 

 

 

 

Posté par Blogtrotter-PiR à 14:23 - Commentaires [1] - Permalien [#]
jeudi 12 janvier 2017

voler la vedette

Puisqu'ici - d'après des billets passés - le 12 janvier se commémore...

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Il a l'air quand même un peu surpris d'être au premier plan.

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Posté par arbrav à 09:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]
lundi 19 décembre 2016

38.5 le matin

Je descends les escaliers en colimaçon et traverse les chambres et salons rococo de cette annexe du Quai d'Orsay. De temps à autres, je croise, au-dessus de leurs bureaux plats, le regard et le sourire légèrement pervers des Hélyacins du ministère, cintrés dans leur pull mérinos bleu marine.
Dehors, dans ce quartier populaire, le soleil éblouit. La communauté gitane pleure l'une des siennes. Une belle sur le retour, conseillère municipale de cette station balnéaire, assassinée pour un mélange de jalousie féminine et de corruption immobilière...
Nous devons repartir mais l'appli n'a pas bien enregistré les billets. Arrivés à l'aéroport pour rien, nous devons vite repartir, récupérer le ferry à destination des calanques ou des Cyclades. Mais il faut avant, et à l'heure, prendre le bus qui passe devant la maison.
Mon dos me fait mal. Les images restent gravées comme le mercure dans le tube...

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lundi 5 décembre 2016

Ouvrir et refermer

Je vais me rendre en Bretagne, encore pour un enterrement. Ma grand-mère est décédée hier matin. Ce n'était pas une mamie à confiture mais les souvenirs des moments passés chez mes grands-parents sont doux: après-midi d'été à Larmor où les coquillages faisaient mal aux pieds à marée basse, goûts du roti pompé pommes de terre rissolées, purée mélangée avec le cabillaud et le beurre salé, carrés du gâteau d'Arzano trempé dans le chocolat...

Elle n'a pas souffert et n'aura pas eu le temps d'être encore plus malheureuse, veuve et déprimée de l'être, dans cette maison de retraite, placée à la suite de multiples AVC.

C'est étrange, les souvenirs sont doux et sont toujours présents mais j'ai un peu l'impression de les ranger une étagère plus haut au fond de l'armoire...

Posté par arbrav à 13:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]
lundi 28 novembre 2016

Eprouvette

Par curiosité et par goût, j'aime quand une réunion, une rencontre permet de croiser et (se) mélanger à des horizons différents.

Absorber ces influences, ces discours, les mélanger dans mon éprouvette personnelle, sans nécessairement trouver une solution mais sans précipitation.... En douceur, s'enrichir à ces contacts.

Ce week-end, nous sommes partis fêter un anniversaire. Vol vers la Suisse puis autoroute vers l'Allemagne avec un GPS en italien (Ahhh c'est beau "svoltare a la sinistra"!)

Le food-truck délivrait de la "fusion food" sur une base brésilienne, servie par un Italien et un Portugais. Le vin était toscan, la bière et le crémant local. Mélange d'enfants, d'ados, de cinquantenaires et d'octogénaires, d'ingénieurs, d'intellos, de travailleurs sociaux et d'artistes, de Français, d'Allemands, de Suisses. Discussion animée avec une Californienne de LA et une Shangaïenne ayant survécu à un choc des cultures (aller simple Shangaï-Bayreuth pour l'amour d'un Autrichien...). A une heure, le dj a mélangé des tubes des années 80 et de la musique yiddish.

Les générations suivantes semblaient, dans cet endroit un peu hors du temps, pleines de promesses. Là, je pouvais oublier, les relents de peur et le repli sur soi, le vieillissement mal vécu de notre société... En espérant que leur propre éprouvette soit l'instrument de laboratoire d'un futur plus joyeux.

 

Posté par arbrav à 13:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]